Les formations

du monteur vidéo

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LES FORMATIONS, EN QUOI SONT ELLES IMPORTANTES ?

Les formations sont avant tout un apprentissage et pas juste un bout de papier décroché à la fin de celles-ci. Elles ont pour but de nous former, de nous modeler à des courants de pensées. On nous enseigne des techniques et des méthodes de travail mais, surtout, on nous transmets l’histoire du cinéma, de la photographie et de tout ce qui a fait qu’aujourd’hui le cinéma est ce qu’il est.

 

Ces contextes historiques sont intéressants puisqu’ils nous permettent de comprendre le cinéma tel qu’on le connaît aujourd’hui. Il est donc primordiale de connaître son histoire : soit pour ne pas refaire les mêmes erreurs, soit pour comprendre pourquoi les choses se sont faites ainsi. Ces formations nous permettent également de nous préparer et d’anticiper sa vie professionnelle. On nous donne tous les outils pour pouvoir se lancer et, au final, le papier n’est qu’une preuve de tout ce processus et de cette longue préparation.

 

Mais alors me direz-vous, c’est bien beau ce que tu racontes mais toi dans tout ça ?

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QUEL EST MON PARCOURS ?

Mon parcours est peut-être un peu atypique. J’ai entrepris tout d’abord un bac génie électronique. La visite de mon lycée aura su vendre le produit et, aller savoir pourquoi, c’est ce qui se rapprochait le plus de la photographie ou tout du moins des composants contenu dans nos chers appareils. Ce choix n’était certes pas le plus directe que j’aurais pu choisir : ce n’était pas du tout ma voie, mais il aura eu le mérite de me faire rencontrer des personnes exceptionnelles.

 

Par la suite, j’ai enchaîné une licence en info com à l’Université Lumière Lyon. J’avais opté pour une double licence communication et Arts du Spectacle parcours photographie. Lors de mes cours et de mes nombreuses hésitations, j’ai pu notamment découvrir à ma grande surprise que la photographie et le cinéma n’était pas si éloigné que ça.

 

Je parle d’hésitation puisque, en effet, le domaine publicitaire m’intéressait tout de même énormément et ceux en partie grâce à des professionnels et professeurs que je qualifierais d’exceptionnels. Dès l’année suivante, je décidais donc de m’orienter plutôt vers le cinéma que je portais bien plus dans mon cœur que je ne le pensais. Cette deuxième année était décisive puisqu’elle nous permettait notamment de découvrir un peu toutes les pratiques autour de ce domaine. Nous avons pu étudier et approcher également tout l’éventail des métiers du cinéma.

 

Je connaissais déjà un peu le montage vidéo mais cette expérience a renforcé mon attirance et mon envie si spécifique pour ce métier. Incertain de la direction que je devais prendre mais conscient de l’enjeu de ces formations, je décidais de terminer ma licence et d’envisager ensuite de continuer dans ce domaine. Et au fur et à mesure que cette troisième année avançait, je me suis conforté dans mon choix et ais décidé de postuler pour la licence professionnelle de mon université, Techniques et pratiques artistique du montage.

 

J’ai ainsi pu validé mes deux licences et je suis désormais titulaire d’un Bac+3 : licence en arts du spectacle cinéma et d’un Bac +3 : licence techniques et pratiques artistique du montage.

 

Il existe cependant d’autres alternatives, d’autres possibilités que celles que j’ai emprunté.

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QUELS SONT LES FORMATIONS EXISTANTES ?

Il existe donc aujourd’hui de nombreux parcours, de nombreuses formations et de nombreuses possibilités pour devenir monteur vidéo. Il y a notamment des écoles spécialisées dans les métiers de l’audiovisuel et de manière plus général dans le domaine cinématographique. Certaines filières de baccalauréat proposent des options cinéma à leurs élèves et qui leur offrent donc la possibilité d’avoir un avant goût des formations ultérieures. Quoi qu’il en soit, il faut un minimum un Bac +2 pour pouvoir exercer dans ce métier puisqu’un certain nombre de connaissances techniques, méthodiques et théoriques doivent être assimilés.

 

Ainsi, le BTS constitue un premier niveau de formation et bon nombre sont ceux qui la complète par une licence professionnelle ou par une autre formation. Il se prépare en deux ans après le bac dans des établissements publics ou privés et est accessible après un Bac général, L ou techniques.

 

De nombreuses écoles privées et publiques comme 3IS à Paris et Bordeaux, l’ESRA à Paris et à Rennes, l’ACFA multimédia à Montpellier, Lyon, Toulouse et Montréal et pour finir la MJM graphic design à Paris, Nantes, Bordeaux, Lille, Rennes et Strasbourg,  proposent également des formations menant au métier de monteur.

 

La pratique du montage est abordée également à l’université, par exemple dans le cadre d’une licence arts du spectacle, parcours études cinématographiques ou d’un master (Paris et Lyon), ou d’une licence professionnelle (Techniques et Pratiques artistiques du montage, Université Lumière Lyon 2) ainsi qu’à l’ENSLL (Ecole nationale supérieure Louis Lumière), dans le cadre de la formation cinéma.

Enfin, la FEMIS, Ecole nationale supérieure des métiers de l’image et du son, propose un cursus d’apprentissage et de pratique en 4 ans. Cette école est très appréciée des professionnels de l’audiovisuel puisque d’une part elle n’est accessible que sur concours après un Bac +2 (BTS, DUT ou L2) et de l’autre elle est très sélective.

 

Mais alors, dois-je tout miser sur cette formation ? Ne vais-je pas être déçu si celle-ci n’est pas à la hauteur de mes attentes ?

 

Pas du tout, les formations, de manière générale, sont faites uniquement dans l’objectif d’apporter un savoir, des connaissances et, à la rigueur, des méthodes de travail, en somme la théorie du métier que l’on souhaite apprendre. Mais on ne pourra jamais tout nous enseigner. C’est à nous de notre côté de forger ensuite notre expérience, de s’autoformer pour apprendre davantage ou pour garder la main et gagner en efficacité. Il faut sans cesse pratiquer pour que cela devienne spontané et facilement abordable. Il faut également creuser la théorie un peu plus loin pour, par la suite, savoir jouer avec les règles établies (ceci s’adresse toujours uniquement aux métiers du cinéma, pas forcément aux autres métiers). Les courants de pensées évoluent au même titre que les technologies et il est donc important de savoir suivre son temps.
Choisir sa formation ne fait pas tout, faut-il savoir encore ce que l’on veut faire. Le cinéma propose un vaste éventail de métier, il suffit de lire les crédits d’un film pour se rendre compte du nombre de possibilités. Alors, comment choisir ma voie au milieu de tout cela ?

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CHOISIR SA VOIE

Ce n’est jamais une chose très aisée que de choisir sa voie. Est-ce que l’on fait le bon choix ? Est-ce que j’ai vraiment envie de ça ? Suis-je en train de me tromper ? Ce sont une multitude de questions que nous sommes en droit de nous poser et à laquelle on ne semble jamais avoir de réponses.

 

La première chose importante c’est sa motivation, sa détermination. Si votre niveau est légèrement plus bas que les autres ou si vous avez l’impression que vous mettez plus de temps à réfléchir que d’autres, etc… Tout ça, ce n’est pas important ! Si vous êtes déterminé et motivé, vous arriverez à vos fins et vous pourrez tout (ou presque) accomplir. Il ne faut jamais baisser les bras et quand on le veut, rien n’est impossible. Vous venez d’échouer à un entretien ? Ce n’est pas grave, vous retenterez l’année prochain ! Prenez cette année pour travailler et renforcer vos connaissances et vos méthodes de travail. Forgez vous une expérience pour revenir d’autant plus fort !

 

La deuxième chose importante lorsque l’on cherche sa voie, c’est qu’il faut également savoir définir ses envies, ses passions et surtout, savoir se définir soit. De quoi est-ce que j’ai envie ? Quelles sont mes passions ? Qu’est-ce qui me plait ? Qu’est-ce qui me déplaît ? Dans quels domaines suis-je doué ? Dans lesquels je ne le suis pas ? Qu’est-ce qui m’intéresse ? Il faut savoir analyser ses forces et faiblesses avant de pouvoir envisager son parcours.

 

Par exemple, j’ai personnellement de l’intérêt pour la photographie, la paléontologie et les jeux vidéos. Ces domaines sont particulièrement intéressants à mes yeux. Ils me plaisent et certains sont des passions mais suis-je vraiment prêt à en faire mon métier ? Ces domaines ne sont -ils pas juste et simplement intéressants à étudier ? C’est exactement ce genre de questions qu’il faut vous poser tout au long de ce processus. Il ne faut pas seulement se lancer dans une voie en dépit d’une autre ou avec la simple conviction qu’on la trouve plus intéressante qu’une autre.

 

Pour finir, il ne faut pas avoir peur de partir, de bouger et de s’éloigner de tout ce que l’on connaît pour se former. Que ce soit à l’autre bout de la France ou à l’étranger, des opportunités et des propositions vont s’ouvrir à vous et vous aurez des choix difficiles à faire. Dois-je laisser ma famille et mes amis pendant un ou deux ans ? Suis-je capable de le faire ? Suis-je capable de le supporter ? Il est important dans ces moments de se poser un instant et de réfléchir, d’en parler avec ces proches si on a éventuellement des craintes particulières.

 

Il faut également avoir à l’idée qu’il est possible que vous restiez sur place après vos études. Parce que l’endroit vous plaît, parce que vous avez trouvé du boulot ou parce que la vie y est facile. Quoi qu’il en soit, il reste important d’envisager de le faire. Ce n’est que l’espace d’un ou deux ans dans votre vie et c’est un atout pour votre avenir. Il faut savoir saisir les opportunités qui sont à votre portée si vous en avez les capacités et le niveau. Mais attention à ne pas vous dévaloriser pour autant !

 

Le tout est de savoir jongler entre tous ces éléments pour trouver une formation qui vous plaît et dans laquelle vous étudiez sans vous forcer. Gardez à l’esprit que la meilleure formation est celle qui vous donne le plus d’éléments nécessaires à l’accomplissement de votre projet personnel.
Et vous ? Quel est le parcours que vous envisagez ? Ou si vous avez déjà terminé vos études, quel est le parcours que vous avez suivi ?