Les logiciels

l'autoformation comme solution

L'autoformation : Logiciel de montage

L'Autoformation

L’autoformation est un exercice intéressant mais qui peut être compliqué à mettre en place. Quelque soit votre environnement professionnel il s’agit d’un projet qui peut vous être bénéfique. Cependant, pour des raisons que nous évoquerons plus loin dans l’article, cette exercice devra s’adapter à différentes contraintes.

L'INTÉRÊT DE L’AUTOFORMATION DANS LE MILIEU DE LA VIDÉO

Les métiers du cinéma sont constamment bouleversés par les évolutions techniques. La tâche numéro une qui nous est alors demandée et de pouvoir suivre et s’adapter à celle-ci. Les résolutions, les supports, les innovations du matériel, les nouveautés informatiques, les nouvelles versions de logiciels. Tout ça doit-être assimilé par les techniciens du cinéma. Par exemple, lorsque le numérique a fait son apparition, les monteurs vidéos ont dû réapprendre à faire du montage, ils ont dû s’autoformer sur les logiciels et apprendre à les utiliser. D’une part parce qu’ils offraient de nouvelles possibilités mais d’autres parts parce que ces nouveaux outils leur faisaient gagner en efficacité comme ils leur faisaient gagner du temps.

Mais avant d’aller plus loin, nous allons d’abord définir ce qu’est l’autoformation.

QU’EST-CE QUE L’AUTOFORMATION ?

L’autoformation est le fait pour une personne de se former elle-même, dans un cadre qui lui est propre, d’une façon plus ou moins éloignée des structures et institutions enseignantes et formatives. L’autoformation demande motivation, détermination et concentration. Pour un logiciel, cela commence par exemple par sa prise en main.

Philippe Carré, Professeur des Universités au département Sciences de l’éducation de Paris X Nanterre, Président de l’association Interface Recherche, Membre fondateur du GRAF (Groupe de Recherche sur l’Autoformation en France), définit l’autoformation comme étant un processus d’apprentissage autonome, « par soi-même ». Afin d’éclairer cette notion, il présente notamment cinq grandes approches issues de ce qu’il appellera la « galaxie de l’autoformation », c’est-à-dire l’approche éducative (apprendre dans des dispositifs ouverts), l’approche cognitive (apprendre à apprendre), l’approche sociale (apprendre dans et par le groupe social), l’approche existentielle (apprendre à être) et l’approche autodidacte (apprendre hors des systèmes éducatifs institués)

table mixage

COMMENT SE FORMER SEUL ?

Tout d’abord, se former seul est une solution économique puisque dans les faits cet exercice ne nécessite pas de professeur ou de référent pour apprendre. C’est un processus idéal pour quelqu’un qui aurait besoin de temps pour assimiler des informations, des concepts ou des techniques particulières.

 

L’autoformation permet donc avant tout de travailler à son rythme et dans le lieu de son choix. Vous êtes maître de l’ensemble du processus : du choix des exercices  au temps que vous allez y consacrer, tout repose sur vous.

 

Entièrement sur vous ? Pas vraiment. Grâce aux moyens de communication dont nous disposons aujourd’hui on ne se forme pas entièrement seul. Il est en effet facile d’accéder à des tutoriels, des exercices ou des conseils de personnes compétentes sur le sujet pour progresser. Si certains plus aventureux souhaiteront peut être se lancer sur un logiciel sans explications et sans aides d’autres en revanche préféreront pouvoir se référer à diverses sources d’informations.

 

Que vous soyez micro entrepreneur, étudiant ou même simple curieux désirant progresser dans un nouveau domaine, cette méthode peut être la vôtre. Dans le cas de l’apprentissage d’un logiciel vous n’aurez besoin d’aucun matériel si ce n’est le logiciel en question et au mieux d’un ordinateur personnel suffisamment puissant pour le supporter.

 

Alors quel est le piège de cette méthode idéale ?

 

Vous. Tout tourne autour de vous. Dans l’autoformation vous pouvez être à la fois votre meilleur ami comme votre pire ennemi. L’exercice requiert en effet de la concentration pour être mené à bien mais comme pour tous les domaines, il va vous demander de la discipline et des horaires régulières.

 

Si vous êtes plutôt du genre dissipé et distrait, cela ne sera peut être pas votre méthode. Pour fonctionner l’autoformation vous demandera de vous imposer des heures dédiés à votre nouveau domaine et, le plus important, de vous y tenir. Un programme ou un emploi du temps pourrait vous permettre d’organiser au mieux ce précieux temps et d’en tirer le maximum de profit.

 

Vous pouvez par exemple choisir à l’avance les exercices sur lesquels vous souhaitez travailler. Sélectionnez un tutoriel à mettre en pratique et lancez vous !

 

La meilleure façon d’apprendre est de progresser à votre rythme. A ce stade de votre apprentissage, ne vous formalisez pas si ce tutoriel dit “facile” et qui dure seulement 30 minutes vous prend plus 2 à 3h de votre temps. Vous débutez et ne pouvez avancer aussi rapidement que la personne qui l’a exécuté en premier lieu.

 

Pensez également lorsque vous débutez à choisir des tutoriels peu ambitieux et assez simple d’accès pour ne pas vous découragez. Le but n’étant pas de vous mettre la pression ou de vous dégouttez. Pour parler un peu de mon cas personnel, j’ai commencé par quelques tutoriels simples dont la technique présentait un intérêt à mes yeux. Même si le résultat du tutoriel ne m’intéressait que peu en soit, les techniques employés, les outils utilisés et leur relative simplicité m’ont permis de prendre en main le logiciel et de me familiariser avec son interface, sa logique et ses options.

 

Au fur et à mesure que je progressais, j’ai pu me faire une meilleure idée des possibilités et des limites du logiciel et j’alimentais donc mon inspiration pour des projets futurs. A ce stade, il n’était pas encore question pour autant de créer mes propres modèles. J’ai cependant pu m’orienter sur de nouveaux tutoriels à même de me permettre de réaliser par la suite mes projets.

Logiciel de montage et tablette graphique

MON EXPÉRIENCE DE L’AUTOFORMATION

Lorsque j’ai décidé d’écrire cet article, je sortais de deux semaines d’autoformation intensive sur le motion design. N’ayant pas appris cette technique durant mes études, je me suis rapidement rendu compte que dans le milieu que je convoitais il était quasiment obligatoire de connaître et de savoir utiliser ces outils pour développer mes projets professionnels.

 

Ainsi, quelques sélections de tutoriels et exercices plus tard, je me lançais sans plus attendre.

 

Vous doutez toujours de l’intérêt de ces petits exercices ? Laissez moi vous raconter un événement survenu peu après le début de mon autoformation.

 

Je profitais d’un week-end chez mes parents pour leur montrer le fruit de mes deux premières semaines d’exercices, assez fier de mes réalisations et de ce que j’avais accompli. Leurs réactions en revanche étaient plutôt mitigés. Difficile pour eux effectivement d’entrevoir l’intérêt de cette suite de petites vidéos d’à peine quelques secondes montrant dans l’ensemble et visuellement des effets simplistes mais qui m’avaient pourtant demandé beaucoup d’heures de travail.

 

Alors ces exercices ? Sont-ils réellement sans intérêt ? Pas vraiment.

 

J’avais en effet réservé pour la fin la première version de la vidéo de présentation de mon site internet ! Tout de suite, les réactions se firent plus intéressées et plus convaincues. Les exercices prenaient alors tout leur sens même si certaines techniques ou outils n’avaient pas été réutilisés. On pouvait désormais voir la progression entre ces exercices menant à la réalisation d’un projet concret : une vidéo d’entreprise.

autoformation tutoriel

ET DONC EN RÉSUMÉ ?

Comme je l’ai dis précédemment, l’autoformation est quelque chose de très personnel dans le sens où on n’apprend pas tous au même rythme, on ne comprend ou ne voit pas les choses de la même manière. On peut effectivement choisir de le faire seul ou à plusieurs, par le biais de tutoriels qui existent désormais à foison sur internet ou dans des cours de formation. Il existe également des sites dédiés uniquement à l’apprentissage mais aussi des vidéastes qui consacrent leurs travaux uniquement à la démonstration des outils, des logiciels et des méthodes de travail. Dans ce concept d’autoformation, on peut ainsi se demander : suis-je autodidacte ou non ?

Ainsi, en autodidaxie, on se forme en dehors de toute institution éducative, en dehors de tout accompagnement. L’autodidacte, bien qu’il soit une personne solitaire, n’est plus isolé de nos jours car il est au contact des réseaux sociaux (information en ligne, blog, facebook, twitter, …). En partageant avec d’autres, on peut donc très vite quitter cette sphère de l’autodidaxie.

En autoformation, on se forme par soi-même, chez soi, dans un système éducatif ou dans des groupes sociaux. Mais les paramètres de la formation sont principalement formulés par soi-même : on gère notre temps, le lieu de sa propre formation, on construit ses sources et ses outils d’apprentissages. Ce qui est riche dans l’autoformation, c’est que l’envie d’apprendre y est forte puisqu’elle n’y est pas imposée. Les choix sont auto-dirigés et le bénéfice de cette formation a un énorme potentiel. Cette réussite personnelle est tout de ce qu’il y a de plus savoureux puisque, en effet, nous sommes parvenu à combler nous-même une de nos lacunes.

L’important est de faire cette formation dans de bonnes conditions. Tout d’abord, il est important de bien se connaître, c’est-à-dire de connaître ses forces et ses faiblesses, ses capacités et ses limites. Il faut savoir tirer un maximum de ses expériences et savoir prendre du recul sur celles-ci afin de pouvoir déterminer ce qui a le mieux marché et ce que l’on a réussi (ou pas). La multiplication des voies d’apprentissages et l’assimilation des informations que l’on capte est également un point important dans l’autoformation. Il est important de recouper les informations, les manières d’apprendre, les méthodes de travail que l’on cherche à apprendre afin de les synthétiser quelques parts sur une fiche ou dans un coin de sa tête. Ainsi, cela permet de resituer, de confirmer, d’infirmer ou d’ajouter de nouvelles informations qui viennent compléter ma formation.

MA CONCLUSION

On peut ainsi facilement dire que l’autoformation est une solution pour compléter ses lacunes et élargir son éventail de savoirs. Il est important dans nos métiers d’une part d’être polyvalent mais d’autres parts de connaître ceux de ses congénères et confrères afin de pouvoir en comprendre les ficelles mais aussi appuyer leurs choix ou les contredire. L’autoformation permet aussi de suivre les évolutions techniques de son métier et ainsi de garder une certaine légitimité mais aussi une certaine crédibilité puisque, effectivement, il est important de nos jours de s’adapter au marché. Par exemple, dans les métiers de l’informatique, graphique, du cinéma ou de l’industrie du jeux vidéo, il est impensable de ne pas avoir de site internet ou de plateformes à présenter sur le web. Mais peut-on aller à l’encontre des ces évolutions ? C’est un sujet à méditer…

Configuration d'un espace de travail

Sources